EN DESSOUS DE VOS CORPS, JE TROUVERAI CE QUI EST IMMENSE ET QUI NE S'ARRÊTE PAS

de Steve Gagnon

 

Mise en scène : Vincent Goethals

 

avec

Violette Chauveau,

Lindsay Ginepri,

Marion Lambert,

Sébastien Amblard,

Aurélien Labruyère

 

Guitare live et environnement sonore :

Bernard Vallery

 

Chorégraphie : Louise Hakim

Scénographie : Benoit Dugardyn

Lumières : Philippe Catalano

Costumes : Dominique Louis

 

 

Production Théâtre du Peuple de Bussang

Coproduction Théâtre en scène

 

 

Si les personnages sont empruntés à Racine, le royaume ici est un trois pièces de banlieue, à Montréal. Le jour où la trop sensuelle Junie emménage chez Britannicus, le foyer d’Agrippine est menacé. Néron n’a plus qu’une idée en tête, « baiser » Junie, quitte à rejeter son Octavie. L'ordre établi s'écroule, et Agrippine, dévorée par son amour pour ses deux fils, contribuera finalement à leur perte… trahisons, sacrifices, désirs, flammes et corps ensevelis sous la neige et les cendres ; une histoire d’amours dévorantes, en définitive.

 

LES ESTIVALES 2017 - Théâtre du Peuple de Bussang (88)

du 26 juillet au 26 août 2017, tous les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 20h45

 

les 26, 27, 28 et 29 juillet 2017 à 20h45

les 2, 3, 4, 5 août 2017 à 20h45

les 9, 10, 11, 12 août 2017 à 20h45

les  16, 17, 18, 19 août 2017 à 20h45

les 23, 24, 25, 26, 27 août 2017 à 20h45

« Écoute-moi ben. J’ai vingt-cinq ans pis ça va avoir été ça. Ça va avoir été ça.  Parce qu’avant, l’amour, c’était pour moi une salvation. J’ suis arrivée ici, j’ suis entrée dans ta maison, Agrippine, en criant ça, que l’amour était une salvation. J’ suis venue ici en pensant que l’amour sauvait les peuples. Pis aujourd’hui, regarde-moi, aujourd’hui je refuse de voir que tout est gâché, que quelque chose d’aussi beau peut s’ gâcher pis détruire une famille, je refuse que l’amour puisse devenir un incendie.

J’ vais combattre le feu par le feu.

J’appelle tous les vents de vitre, de flammes pis de béton à venir couper ton corps en morceaux avec moi. »

Extrait du texte de Steve Gagnon

De Britannicus de Racine, inspirée de l’histoire romaine, Steve Gagnon, voix singulière de la dramaturgie québécoise, n’a gardé que les noms des personnages et les ingrédients de base : la rivalité fraternelle, les luttes de pouvoir, le sexe, la jalousie et l’amour, bombes à retardement qui mèneront à la trahison, à la haine, aux désastres, à un drame domestique dévoilant des personnages pathétiques secoués par leur amour obsessif et les désirs vertigineux qu’il engendre.

La tragédie aux accents grandioses que vivent ces personnages, j’ai voulu qu’elle soit comme tempérée par une sorte de réalité plate. D’où mon choix, sur le plateau, d’un décor dépouillé, une boîte blanche sans âme, à l’instar d’un appartement de banlieue banal, lisse, triste. Steve Gagnon nous démontre en effet avec ferveur, que la violence des sentiments, la douleur, la folie de Néron sont tout aussi brûlantes dans une maison de banlieue située au-dessus d’un dépanneur, qu’elles pouvaient l’être dans un palais antique.

 Ecrit dans une langue qui se joue du contraste entre des dialogues à l’écriture crue, drue, sans concession et des élans lyriques, fulgurants de poésie, Steve Gagnon offre un texte vibrant, percutant. Mais aussi troublant, puissant. Violent. Car les mots sont parfois triviaux et ça sacre à foison. « C’est d’la merde notre vie, nous autres. Tu fais du yoga dans l’salon pendant que moi, j’suis en train de chier. Te comprends-tu ? C‘est ça la situation. Te comprends-tu ? Multiplie ça par toutes les sphères de notre vie, pis ben c’est ça notre relation, nous autres. C’est d’la merde ! »

Obscènes et charnels, les gestes, à l’image des mots, devront l’être aussi. Les corps se frotteront de désirs et se déchireront de haine-passion. Avec la chorégraphe Louise Hakim, nous les pousseront, ces corps, jusqu’au bord de l’épuisement, tandis que les sons grinçants d’une guitare saturée laissera planer l’ombre d’un homme, d’un père manquant. Présence-absence engendrant la folie meurtrière de la fratrie

Une bien belle partition pour les cinq acteurs !

Le spectacle s’achèvera sur une pluie de neige et de cendres : de pureté et de noirceur mêlées, en écho au texte de Steve Gagnon qui sait si bien jouer de la laideur et de la beauté, de la vilénie et de la poésie, du banal et du sublime.

Vincent Goethals

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