Bagatelle
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L'Illustre Famille Burattini

A l’origine, une famille italienne émigre en France et s’installe en Auvergne, à La Bourboule. Dans le Grand Théâtre de Marionnettes du Casino, Papa Tino côtoie « Maître Puccinella », marionnettiste traditionnel italien. Plus tard, les quatre fils de Papa Tino s’associent à Buratt, montreur de marionnettes passionné de fêtes foraines.

 

Ensemble ils fondent L’Illustre Famille Burattini dans la grande tradition du théâtre forain. Bonimenteurs et marionnettistes, ils découvrent vite qu’avec le théâtre de rue, tout est possible et présentent leur répertoire dans les rues, les festivals, mais aussi dans les théâtres...

 

Depuis 40 ans, ils sillonnent l’Europe et créent également des événementiels au cours desquels ils racontent des histoires "en feuilleton" sur cinq jours à des villes entières.

La Presse :

LE MONDE - Buratt, échappé d'un roman de Raymond Queneau 

… La gnaque, il l’a, Burratt. Quarante ans qu’il joue le rôle du bonimenteur qui harangue la populace dans la tradition du théâtre forain, personnage échappé d’un roman de Queneau. Devant sa baraque, il interpelle les passants, promet monts et merveilles à ceux qui passeront la porte pour voir, juste pour voir, les mésaventures de Jack, né sous une mauvaise étoile, champion toutes catégories de la guigne. Il y a Jack le raté et Buratt le montreur de monstres et autres curiosités, les pattes taillées en pointe, le cheveu ondulant, un peu Méphistophélès. Scénariste, créateur de marionnettes, metteur en scène, technicien du faux, spécialiste de l’illusion comique.

Le vrai – qui ressemble à une légende -, c’est l’enfance porte de Clignancourt, le « môme de la rue » qui vit dans le monde des entre-sorts forains, découvre le théâtre avec la femme-araignée et le mystère de l’homme masqué. Après 1968, c’est l’adoption par Papa Tino (descendant d’un socialiste italien immigré dans la petite station thermale de La Bourboule), photographe ambulant qui immortalise les gamins hilares à la sortie du théâtre de marionnettes irrévérencieux de Buratt. Il part dans les rues de Clermont-Ferrand avec les quatre ls de Papa Tino et fonde L’illustre Famille Burattini.

Le faux, c’est l’histoire du jabberwock, cet oiseau préhistorique dont les femelles sont obligées d’aller pondre au Groenland pour échapper aux mâles agressifs qui cassent leurs œufs.

« En fait, c’est un peu l’histoire de ma grand-mère polonaise fuyant les nazis qui l’ont forcée à émigrer en France. » L’actualité du monde reste pour lui un pays imaginaire qui nourrit ses rêves et ses inventions.

Le faux, c’est aussi les machinations qu’il monte à Aurillac. En 1990, il annonce la fin de l’Illustre Famille Burattini et organise l’incendie de sa propre baraque foraine. Les gens sont émus. Tout le monde y croit. Dans les décombres encore fumants, il donne quand même une ultime représentation pour laquelle il a vendu 400 places mais ne laisse entrer qu’une centaine de spectateurs. L’arnaque provoque un scandale ! Les spectateurs cassent la caisse, giflent les ouvreuses, s’en prennent à ce qui reste de la baraque. « Comme prévu », ricane Buratt.

« Le Théâtre de Rue, c’est ma famille » reconnaît ce sale gosse, toujours prêt à inventer un mensonge artistique, bien décidé à ne pas trancher entre le vrai et le faux. « Faire du théâtre, c’est faire croire à des histoires qui n’existent pas. » 

 

LES INROCKS - Pour ceux qui veulent se ressourcer à leur imaginaire d’enfant, l’Illustre Famille Burattini ouvre la voie

Les enfants comme dénominateur commun du parcours iconoclaste de l’Illustre Famille Burattini, emmenée par sieur Buratt lui-même : “Je suis un gosse de la Porte de Clignancourt. Ça situe tout de suite le bonhomme. De 12 à 17 ans, j’ai vécu en Afrique du Nord, au Maroc. Pour moi, c’était les Mille et une nuits. A mon retour, j’ai découvert les marionnettes au petit jardin du Ranelagh et c’est Luigi Tirelli, marionnettiste du Champ de Mars, qui m’a appris le métier et m’a présenté l’Italien de La Bourboule : Papa Tino, petit-fils du philosophe Benedetto Croce, fondateur du PS italien. Il a été mon maître, me transmettant la philosophie comme une manière de regarder et d’entendre le monde. Ses fils venaient voir mes spectacles de marionnettes. Ils ont grandi... et on a fondé ensemble l’Illustre Famille Burattini.“  Simple comme bonjour ! Fabienne Arvers

 

HORS CHAMP - L’homme qui réveille les volcans d’Auvergne

Plus connu en Auvergne et ailleurs sous le nom de « Buratt », le leader de l’Illustre Famille Burattini a fait descendre dans la rue la marionnette, les contes de fées et les figures de la littérature populaire. Aujourd’hui, il invente aux Auvergnats un patrimoine imaginaire et revivifie le présent de villes et villages abandonnés grâce à la mise en scène festive d’un passé fictif… Mais Buratt n’est ni soluble dans le pittoresque ni récupérable par l’Office du tourisme. Ses interprétations rock’n’roll des classiques de la littérature dite enfantine et de la tradition marionnettiste amènent le désordre urbain dans les campagnes et le destroy rural à la ville.

Il fait mentir l’adage qui veut que le conte soit fait pour endormir les enfants en Occident et réveiller les adultes ailleurs : les siens éveillent en sursaut parents, enfants et volcans. Son activisme permet à des villes ou des villages de sortir de leur léthargie, voire d’échapper à une mort annoncée. C’est l’aboutissement de quarante ans de pratique, nourrie de rencontres avec les pionniers, sur ce que peut signifier l’art dans la ville lorsqu’il s’en empare. C’est l’aboutissement de quarante ans de pratique, nourrie de rencontres avec les pionniers, sur ce que peut signifier l’art dans la ville lorsqu’il s’en empare. Morceaux choisis, dans le désordre : comme les objets de son atelier, la parole de Buratt ne se laisse pas étiqueter.

« Je suis venu ici à seize ans, envoyé par des italiens de Paris qui faisaient de la marionnette. À seize ans et demi, j’ai eu mon théâtre tout en travaillant au Théâtre du Ranelagh à Paris... À trente ans, je me suis implanté ici. Je pratiquais l’art de la marionnette, j’entamais des recherches dans le théâtre de rue, avec les pionniers. Nous étions en rupture : les Circassiens voulaient quitter les cirques, les musiciens ne voulaient plus jouer en concert, les plasticiens s’évadaient des galeries, les marionnettistes fuyaient les théâtres. L’idée était de faire redescendre la marionnette dans la rue. On enlevait les carcans ; ça a donné naissance au théâtre de rue... Les arts de la rue s’emparent de disciplines différentes… Depuis vingt ans, le théâtre de rue, c’est le spectacle le plus contemporain qui puisse exister.

Propos recueillis par Valérie de Saint-Do 

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