Christophe GAUZERAN - CIE FARENHEIT 451 

C’est en 2004 que Christophe Gauzeran fonde la Compagnie Fahrenheit 451 et met en scène Croisades de Michel Azama. En 2005, il monte Gelsomina de Pierrette Dupoyet, librement adapté de La Strada de Fellini en commençant à explorer l’univers du cirque pour le faire se rencontrer avec le théâtre (spectacle qui sera joué à Paris, en province, en Avignon...)
En 2008, c’est un Don Quichotte de Guérin de Bouscal (1640) qui marque la poursuite de son travail entre cirque et théâtre. Ce spectacle sera représenté 2 mois au Vingtième Théâtre de Paris avant de partir en tournée en France et à l’étranger.
Pour la Cie de Cirque Les Krilati, il assure la mise en scène de Racines, spectacle créé à l’Académie Fratellini de Saint-Denis en mai 2010.
En 2011 il monte le spectacle Comment j’ai mangé du Chien d’Evgueni Grichkovets. Il entame parallèlement la création d’un triptyque intitulé Travail, Rêves et Révolutions dont le premier volet, Lamineurs de Christophe Tostain, est présenté en février à La Belle Étoile de Saint-Denis.

Comédien de formation, il a joué au théâtre sous la direction de Jean-Pierre Vincent, Denis Llorca, Joël Dragutin, Maria Pia Bracchi, Jean-Philippe Daguère... 

Par ailleurs universitaire, et formateur, il a enseigné dans les universités de Paris X-Nanterre, St-Quentin en Yvelines, Cergy, ainsi qu’en lycée pour diriger l’option théâtre de Vauréal.
Il est aujourd’hui professeur de théâtre contemporain à New York University-Paris- ainsi qu’à l’ICART.

Le roman de Ray Bradbury (1953) auquel j’emprunte le nom de la compagnie nous décrit une résistance à un monde totalitaire qui peut apparaître comme une métaphore du théâtre. Dans ce monde futuriste, les livres sont interdits, les rares exemplaires conservés ici ou là sont brûlés par les pompiers. Toute pensée individuelle, toute contestation est bannie. La société vit dans une illusion de bonheur, dans une réelle indifférence… sous le regard omniprésent de murs-écrans de télévision interactive placés dans tous les foyers. Mais le plus terrifiant dans ce roman est que l’interdiction des livres n’a pas été décidée par les autorités mais s’est effectuée suivant une évolution décrite avec acuité dès 1953 et qui résonne aujourd’hui étrangement : face à ce système, des résistants s’organisent de façon simple : ils vivent en dehors des villes et apprennent par cœur des livres entiers pour en garder la mémoire et pouvoir les transmettre. Une résistance comme métaphore de l’activité théâtrale entre transmission des textes passés et remise en question des dysfonctionnements de nos sociétés contemporaines.
Créée en 2005, la Compagnie Fahrenheit 451, propose d’assurer des allers et retours entre les auteurs contemporains et la transmission de textes classiques. 
L’identité de la Compagnie est marquée par une théâtralisation revendiquée, aussi bien dans le jeu de l’acteur que nous voulons généreux, dans la folie cadrée par une dramaturgie rigoureuse et dans des procédés scénographiques qui rendent le plus accessible possible la transmission du texte au public (emploi des techniques circassiennes, de la vidéo…).
Cette identité se retrouve dans deux aspects du travail de la Cie. D’une part des textes traités de façon strictement théâtrale (Lamineurs ; Comment j’ai mangé du chien ; Dali ...), d’autre part la rencontre du théâtre et des arts du cirque, ou plus exactement, la convocation des arts du cirque dans un univers théâtral (Gelsomina, Don Quichotte).

Mais quelle que soit la forme employée, nous nous attachons à la mise en scène de textes exigeants qui sont toujours marqués par l’excès, par l’idéal, le rêve… Nous aimons les personnages qui sont « trop », les trop idéalistes, trop révolutionnaires, trop tendres et naïfs, trop désespérés, trop excentriques… C’est avant tout la mise en avant du travail de l’acteur dans une dynamique revendiquée de théâtre populaire, au sens noble du terme. C’est pourquoi nous croisons des comédiens qui sont « trop », des textes très éloignés du quotidien, du « concret réaliste ».

De Don Quichotte à Gelsomina … c’est toujours le rêve ou l’idéal qui est mis en scène. Un rêve peut être plus que jamais nécessaire aujourd’hui. Un rêve en forme de contestation du fade réalisme d’aujourd’hui…

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